Organiser et tout savoir sur son opération

Prolapsus rectal

Le prolapsus rectal est un abaissement de la paroi de la fin du rectum qui se déforme en faisant des plis dans le bas du rectum (on parle alors de prolapsus rectal interne), ou en sortant complètement par l’anus (il s’agit alors d’un prolapsus rectal complet). Une chirurgie réparatrice peut être proposée surtout en cas de prolapsus rectal complet.

Le prolapsus rectal est un abaissement de la paroi de la fin du rectum qui se déforme en faisant des plis dans le bas du rectum (on parle alors de prolapsus rectal interne), ou en sortant complètement par l’anus (il s’agit alors d’un prolapsus rectal complet). Une chirurgie réparatrice peut être proposée surtout en cas de prolapsus rectal complet.

Quels sont symptômes qui accompagnent le prolapsus rectal ?

Un prolapsus rectal ne survient parfois qu’à l’effort de défécation. Il peut se réduire spontanément ou après réintégration digitale. Mais parfois, il peut survenir au moindre effort physique, à la marche ou en position accroupie, il peut même devenir permanent. Il est, bien souvent, responsable de fausses envies. Il peut exister des émissions de glaires et de sang. Dans 50% des cas, une constipation existe et aggrave le prolapsus rectal. Une incontinence fécale est retrouvée chez une personne sur deux. Le prolapsus qui ne peut pas être réduit entraînant un étranglement du rectum à l’extérieur de l’anus, est une situation très rare, et constitue une urgence chirurgicale.

En quoi consiste la chirurgie du prolapsus rectal ?

La technique chirurgicale la plus employée pour réparer un prolapsus rectal est la rectopexie. Cette technique chirurgicale consiste à réduire le prolapsus en remontant le rectum dans la cavité périnéo-abdominale puis en fixant sa paroi par le moyen d’une bandelette de tissu synthétique (comparable à un morceau de voile de mariée en polyester ou polypropylène) au haut du sacrum (promontoire) en arrière. L’intervention est réalisée sous anesthésie générale, le plus souvent par voie cœlioscopique (chirurgie mini-invasive par caméra, sans incision large de la paroi du ventre). Le risque de récidive du prolapsus rectal après rectopexie est très faible (5%). C’est la méthode la plus efficace du traitement du prolapsus rectal et elle améliore les signes qui y sont associées (fausses envies, glaires, incontinence).

Si le patient est très âgé ou à risque d’anesthésie générale, on peut proposer une intervention par voie périnéale (ou voie basse) qui permet de réduire le prolapsus sans ouvrir la paroi abdominale. Cette intervention a cependant un taux de récidive plus élevé.

Comment se déroulent les suites post-opératoires après rectopexie ?

Les suites immédiates sont peu douloureuses. La reprise de l’alimentation s’effectue progressivement dès le soir de l’intervention. Le retour du transit intestinal survient habituellement dans les 48-72h. La durée d’hospitalisation varie entre 1 à 4 jours.

Quelles sont les complications à court terme après rectopexie ?

Comme après toute intervention abdominale sous anesthésie générale, il peut survenir une péritonite postopératoire, d’autres infections, des hémorragies, rétention aiguë d’urine nécessitant un sondage urinaire, une phlébite voire une embolie pulmonaire).

La rectopexie peut faire apparaître voire aggraver une constipation. Ce risque est toutefois aujourd’hui moins important avec l’amélioration des méthodes de dissection.

Quelles sont les complications à long terme après rectopexie ?

L’apparition d’une infection sur la bandelette prothétique est une complication exceptionnelle mais très sérieuse, nécessitant son ablation. Il peut exister une déhiscence au niveau des cicatrices entraînant des petites éventrations. Une occlusion intestinale sur adhérences ou brides intra-abdominales peut survenir comme chez tout patient qui a été opéré de l’abdomen.